Sédentarité : repérer les longues périodes assises

Vous faites une activité le week-end, mais vos journées se passent presque entièrement assise : transports, ordinateur, réunions, puis canapé. Ou votre travail vous laisse très peu de liberté pour vous déplacer.

Entendre « il faut bouger plus » ne vous dit pas quoi changer entre deux tâches. Je vous propose de regarder les moments où votre journée reste immobile, plutôt que d’ajouter automatiquement une séance de sport.

Être sédentaire et manquer d’activité ne sont pas synonymes

La sédentarité correspond à des périodes éveillées passées assise ou allongée avec une faible dépense d’énergie. L’inactivité physique désigne, elle, un niveau d’activité inférieur aux recommandations. On peut donc pratiquer un sport régulièrement et passer aussi de longues périodes sédentaires. [1]

Le sommeil n’entre pas dans cette définition. Et une activité physique réalisée assise, notamment en fauteuil, n’est pas automatiquement sédentaire : le mouvement et l’énergie mobilisée comptent aussi. [1]

Le dossier Activité physique complète cette distinction. Il ne s’agit pas de choisir entre les deux sujets, mais de savoir sur lequel vous souhaitez commencer à travailler.

Regarder les périodes continues et la journée entière

Deux éléments sont utiles : le temps cumulé dans ces postures et la durée des périodes sans interruption. C’est cette double dimension que l’INRS retient pour la prévention au travail. [1]

Pour notre échange, choisissez une journée ordinaire et repérez ses grands blocs, sans chronomètre : trajet, travail sur écran, réunions, loisirs. Cherchez ensuite le passage où vous restez le plus longtemps dans la même situation.

Une phrase suffit pour commencer : « Je reste à mon bureau du début de matinée jusqu’au déjeuner sans vraiment quitter mon poste. » Cette description permet de discuter d’un changement précis, là où « je suis trop sédentaire » reste très général.

Des pauses possibles plutôt qu’une alarme impossible à suivre

Dans la prévention professionnelle, l’INRS propose d’interrompre idéalement les postures sédentaires toutes les trente minutes. C’est un repère d’organisation, pas la preuve qu’une minute supplémentaire serait dangereuse ni une consigne applicable sans adaptation à tous les métiers. [2]

Je vous demanderais d’abord où vous avez une marge : après une tâche terminée, entre deux rendez-vous, avant une réunion ? Un déplacement court ou un changement d’activité peut être plus réaliste qu’une nouvelle règle affichée sur l’ordinateur.

Vous pouvez choisir un seul moment à essayer cette semaine. Ensuite, nous regardons si le geste était possible, s’il gênait le travail ou s’il supposait un accord avec l’équipe. Ce retour nous sert à adapter l’idée, pas à juger votre motivation.

Un bureau debout ne règle pas tout

Le but n’est pas de remplacer une journée assise par une journée entière debout et immobile. La station debout prolongée peut elle aussi entraîner des difficultés ; la prévention recherche une alternance de postures et du mouvement. [3]

Avant un achat, il est donc utile de se demander comment le matériel sera utilisé, pour quelles tâches et avec quels réglages. Un équipement ne crée pas à lui seul la possibilité de faire une pause.

La santé et l’accessibilité changent les propositions

Un handicap, des vertiges en position debout, une douleur ou une limitation médicale demandent des adaptations. Les solutions de prévention doivent tenir compte de la personne, de l’activité et de la sécurité. [2]

Je ne remplacerais pas l’injonction « faire du sport » par l’injonction « se lever ». Selon la situation, les possibilités doivent être discutées avec le professionnel qui connaît vos capacités. Le repos dont vous avez besoin n’est pas une faute à compenser.

Au travail, ce n’est pas uniquement une affaire individuelle

Organisation des réunions, aménagement du poste, alternance des tâches et possibilité de pauses font partie des mesures collectives de prévention. [2] Vous n’avez pas à résoudre seule une contrainte qui vient du fonctionnement du poste.

Préparer deux questions peut déjà être utile : « À quel moment puis-je réellement changer de tâche ou de posture ? » et « Quel aménagement permettrait de le faire sans risque ni difficulté pour l’équipe ? »

Ce que nous pouvons faire ensemble

Le questionnaire environnemental donne des repères sur votre journée, complétés par le questionnaire alimentaire. L’entretien clinique réalisé ensemble précise les limitations et les démarches en cours. Le compte rendu rassemble les ajustements possibles et les questions à transmettre au service de santé au travail si nécessaire.

Je ne vous promets pas une perte de poids avec des pauses. Nous cherchons une organisation plus compatible avec votre santé et votre quotidien.

Comprendre avant d’agir. Retrouver du mouvement possible, pas ajouter une obligation impossible.

Vous passez beaucoup de temps assise et ne savez pas par où commencer ?

Nous pouvons cartographier vos habitudes et choisir les questions ou ajustements adaptés à votre situation. À Strasbourg ou en visio, l’accompagnement commence par votre quotidien ; l’appel découverte de 15 minutes permet un premier échange.

Sources et repères

  1. INRS — Postures sédentaires — Définition.
  2. INRS — Postures sédentaires — Prévention des risques.
  3. INRS — Postures sédentaires — Ce qu’il faut retenir.

Sources consultées le 24 septembre 2026. Informations générales à replacer dans votre situation.

Un premier échange avec Laure

Vous vous demandez si mon accompagnement vous correspond ? Prenons 15 minutes pour en parler, par téléphone, gratuitement et sans engagement.