Lumière et écrans : observer vos habitudes autour du sommeil

Vous rentrez tard, vous terminez quelques messages, puis vous prenez votre téléphone une fois au lit. Ou vous passez la journée à l’intérieur et n’avez presque pas vu la lumière du jour. Lorsque les nuits deviennent difficiles, on vous conseille surtout de « couper les écrans ».

Ce conseil mérite parfois d’être adapté à votre situation plutôt que transformé en interdiction supplémentaire. Ce qui m’intéresse, c’est votre journée entière, pas seulement votre dernière demi-heure avant de dormir.

La lumière donne des repères à votre horloge

Le sommeil dépend à la fois du besoin qui augmente pendant l’éveil et d’une horloge interne proche de vingt-quatre heures. La lumière reçue par les yeux participe au réglage de cette horloge ; son moment d’exposition compte. Une lumière tardive peut ainsi retarder l’endormissement. Ce mécanisme ne signifie pas que chaque insomnie vient d’un écran. [1]

Pour une personne qui vit principalement le jour, l’Assurance Maladie conseille de retrouver de la lumière naturelle dans la journée et de rendre la soirée moins stimulante. [2]

Je commencerais donc par deux questions : avez-vous des occasions de sortir quand il fait jour ? Et que se passe-t-il entre la fin de votre activité et le coucher ?

Un écran, ce n’est pas seulement une couleur de lumière

Lire un message professionnel urgent, regarder une série choisie pour se détendre ou discuter avec un proche ne sont pas les mêmes usages. Les contenus stimulants, les notifications et le temps passé sur le téléphone font aussi partie des habitudes à examiner. [2]

Dans notre échange, je ne compterais pas seulement les minutes. Je vous demanderais si le téléphone vous retient au-delà de l’heure souhaitée, s’il vous réveille ou si vous avez besoin de rester joignable. Une mère qui attend un appel et une personne qui consulte ses courriels par automatisme n’ont pas les mêmes contraintes.

Choisir un changement que vous pouvez vraiment essayer

Je vous propose de choisir une seule situation précise. Par exemple, poser le téléphone ailleurs lorsque vous avez terminé vos messages, conserver uniquement les appels importants, ou prévoir un moment dehors lors d’une pause possible. Ce sont des idées à adapter, pas une routine à respecter parfaitement.

Vous pouvez écrire : « Je souhaite arrêter les messages professionnels une fois couchée » plutôt que « Je dois arrêter tous les écrans ». La première formulation permet de décider concrètement ce qui reste accessible et ce qui attendra le lendemain.

Après quelques jours, nous regardons ce que cet essai change : un coucher moins tardif ? Moins de sollicitations ? Rien de particulier ? Un résultat décevant ne signifie pas que vous n’avez pas fait assez d’efforts.

Et les lunettes ou les réglages anti-lumière bleue ?

Les lunettes filtrantes ne constituent pas une réponse garantie aux nuits difficiles. Une revue Cochrane publiée en 2023 juge les résultats sur la qualité du sommeil trop incertains pour conclure à leur efficacité. [3]

Avant d’acheter un accessoire, je regarderais ce que vous attendez de lui. Aucun réglage de couleur ne vous indique, par exemple, pourquoi vous restez une heure de plus à répondre à des messages. Il peut être plus utile de revoir l’usage que d’ajouter un produit.

Quand les horaires ne suivent pas le jour et la nuit

Un conseil pensé pour une personne qui se couche le soir ne se transpose pas tel quel au travail de nuit. L’exposition à la lumière doit alors être réfléchie selon les postes et les périodes de repos, avec le service de prévention et de santé au travail. [4]

L’article Horaires décalés : organiser repas, sommeil et récupération développe cette situation. La luminothérapie utilisée pour un trouble du rythme relève, elle, d’un choix de moment et d’indication à discuter, pas d’un essai identique pour toutes. [1]

Ce que nous pouvons regarder ensemble

Les questionnaires alimentaire et environnemental préparent notre rencontre. Le questionnaire clinique réalisé ensemble permet ensuite de relier vos habitudes à l’histoire des nuits et aux démarches déjà entreprises. Le compte rendu rassemble les priorités retenues.

L’agenda du sommeil peut compléter quelques observations, sans mesurer en permanence. Lorsque la difficulté est surtout l’endormissement, nous gardons cette question au centre plutôt que d’accuser uniquement les écrans.

Comprendre avant d’agir. Une soirée plus adaptée à votre vie, pas une soirée parfaite.

Vos habitudes du soir sont devenues difficiles à démêler ?

Dans mes consultations à Strasbourg ou en visioconférence, nous partons de ce qui vous gêne réellement. L’appel découverte de 15 minutes permet de présenter brièvement votre besoin et de voir si ma façon de travailler vous correspond.

Sources et repères

  1. Inserm — Sommeil.
  2. Assurance Maladie — Comment mieux dormir à l’âge adulte ?.
  3. Cochrane — Blue-light filtering spectacle lenses for visual performance, macular protection, and improving sleep quality.
  4. INRS — Travail en horaires atypiques — Prévention.

Sources consultées le 24 septembre 2026. Informations générales à replacer dans votre situation.

Un premier échange avec Laure

Vous vous demandez si mon accompagnement vous correspond ? Prenons 15 minutes pour en parler, par téléphone, gratuitement et sans engagement.